KIM ALLEN

        Une championne Américaine qui a établit des records impressionnants au couché dans les années 90 et qui revient en Master en 2006 à l'APF ...

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                                   BENCH PRESS PALMARES

                        CHAMPIONNE DU MONDE OPEN WPA - 90   kg : 1998
                        CHAMPIONNE DU MONDE OPEN APF - 82,5 kg : 1994

                    CHAMPIONNE DES ETATS UNIS MASTER APF + 90   kg : 2006

                                          GEORGIA BODYBUILDING CHAMPIONNE : 1993

          RECORD PERSONNEL   SQUAT    OPEN - 82,5 kg : 192,5 kg (  425 lbs )
          RECORD PERSONNEL BENCHPRESS OPEN - 82,5 kg : 171,0 kg (  375 lbs )
          RECORD PERSONNEL BENCHPRESS OPEN - 90   kg : 180,0 kg (  395 lbs )
          RECORD PERSONNEL BENCHPRESS OPEN + 90   kg : 164,5 kg (  363 lbs )
          RECORD PERSONNEL  DEADLIFT  OPEN - 82,5 kg : 217,5 kg (  480 lbs )
          RECORD PERSONNEL   TOTAL    OPEN - 82,5 kg : 540,0 kg ( 1185 lbs )      

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                                   INTERVIEW
           réalisée par Judd Biasiotto pour le magazine Powerlifting USA ( 1994 )

     JB : Avant de rentrer concrètement dans la discussion, donne nous des renseignements sur toi ( âge, poids, métier ... ) ...
     KA : OK. J'ai 23 ans, je mesure 1,65 m et pèse 82,5 kg. Durant les 4 dernières années, j'ai travaillé comme pompier au département feu du Macon Bibb County, un métier que j'aime vraiment. Ma principale inspiration dans la vie est juste d'être quelqu'un de bien et d'aider les autres. J'aime les gens, les sports, la vie. J'aime aussi Oprah. C'est assez ?
     JB : Enfin presque, depuis combien de temps travailles-tu avec des poids ?
     KA : Environ 10 ans, mais je tire en compétition que depuis 3-4 ans.
     JB : Justement, récemment tu as remporté ton premier titre en bodybuilding, plus significativement beaucoup de personnes dans le milieu pensent qu'avec ta musculature et ta symétrie tu as une excellente chance d'atteindre le niveau mondial dans ce sport. Cela veut dire que tu pourrais être la prochaine Bev Francis. Est-ce que le bodybuilding va prendre de la place pour toi dans un futur proche ?
     KA : D'abord je voudrais répondre à cette question en disant que j'adore le powerlifting. C'est un grand sport. Vous ne devez pas seulement avoir des capacités physiques importantes, mais vous devez aussi avoir une puissance mentale. Je voudrais dire que mes premiers objectifs concernent d'abord le powerlifting. A présent je m'entraîne pour les nationaux APF 1994 et pour les mondiaux. Bien sûr, mon objectif est de gagner les deux championnats. Eventuellement, j'aimerai bien devenir la meilleure powerlifteuse du monde. Le plus important que je voudrais faire c'est d'aider à ce que notre sport soit reconnu nationalement et je veux aider les femmes dans ce sport à avoir la reconnaissance qu'elles méritent. Maintenant pour répondre à la question concernant le bodybuilding. Je ne sais pas si je serais la prochaine Bev Francis, mais je peux penser que si je fais les bons efforts je peux être bien dans ce sport. En toute franchise, je préfère le bodybuilding au powerlifting dans le sens où les femmes sont plus mis en lumière et ont une meilleure exposition nationale.
     JB : Avant d'aborder le sujet des femmes dans le sport, pourquoi penses tu que le powerlifting ne reçoive pas la même reconnaissance que le bodybuilding et d'autres sports ?
     KA : Je pense que la principale raison  est que le powerlifting ne reçoit pas le support financier et l'exposition nécessaire. Réfléchis à cela, combien de fois a t-on vu de powerlifting sur ESPN ou sur une station de télévision locale. Il y a beaucoup d'Américains qui ne savent pas ce que c'est que le powerlifting. En fait je pourrais dire que les gens ne font pas la différence entre l'haltérophilie et le powerlifting et aussi que des femmes peuvent pratiquer ce sport.
     JB : Comment pourrait-on remédier à cette situation ?
     KA : Cela ne sera pas facile, mais si le powerlifting veut obtenir le status que les autres sports ont en Amérique, nous devons éduquer le public à tous les aspects du powerlifting. J'aimerais voir Powerlifting USA dans toutes les librairies aux USA, faire les couvertures des magazines, avoir une exposition télévisuelle. Tous ceux qui sont dans le powerlifting doivent agir et prendre leur responsabilité pour le faire découvrir au public. Cela prendra beaucoup de temps, de l'énergie, de l'argent ... Comme je le dis, le powerlifting est un grand sport. Les gens qui aiment ce sport doivent le partager autour d'eux.
     JB : Tu dis que nous devons tous agir, mais je pense, tu dois l'admettre, qu'après la boxe, le powerlifting est un des sports en Amérique qui est le plus divisé ?
     KA : Je ne peux pas m'opposer sur ce point. Nous avons beaucoup de fédérations et beaucoup trop de dissensions dans notre sport. Si nous voulons que se développe ce sport nous devons résoudre ce problème. Les fédérations doivent se mettre d'accord et travailler ensemble. Il serait meilleur que certaines fédérations disparaissent. J'aimerais m'adresser aux compétiteurs que ce type de situation ne peut être que destructeur. Cela pourrait tuer notre sport. Nous devons nous aider les uns et les autres et vivre ensemble comme des frères le devraient ...
     JB : Parons un petit peu des femmes dans le sport. Tu mentionnes qu'une de tes aspirations est d'aider les femmes à être reconnu dans le powerlifting. Tu penses que les femmes ne font pas seulement cela pour être en forme, pourquoi ?
     KA : Personnellement, je pense que les femmes ne sont pas prises au sérieux dans le powerlifting. Il y a beaucoup moins de compétitions pour les femmes que pour les hommes, les trophées pour les femmes sont beaucoup moins important, est l'exposition face aux médias est moindre ...
     JB : Penses-tu que ces problèmes sont du au fait qu'il y a beaucoup moins de femmes dans ce sport. Est-ce un problème de nombre ?
     KA : Comment pourrait-on avoir des plus de femmes si nous ne les mettons pas plus en valeur. Croyez-moi, les femmes en powerlifting ont besoin de plus de médiatisation que les hommes. Nous avons besoin du bon type d'exposition aussi. Nous sommes dans les années 90 et beaucoup de gens pensent que le powerlifting n'est qu'un phénomène passager. Mais nous avons de bon athlètes comme Steffie Graf ou Flo Jo. Nous travaillons durement, nous faisons de la compétition, nous nous dévouons comme tout autre athlète, masculin ou féminin.   
     JB : Penses-tu que les powerlifteurs supportent les femmes dans le sport du powerlifting ? 
     KA : La plupart des powerlifteurs sont extrêmement sportifs, mais il y en a qui aimerait nous voir partir. Peut être qu'ils considèrent que c'est un sport d'hommes. Beaucoup d'hommes sont troublés de s'entraîner avec des femmes, Je pense qu'ils sont intimidés. 
     JB : Qu'est ce que tu voudrais leur dire ? 
     KA : Je ne penses pas que tout ce que je pourrais dire puisse changer leur vision du sport. Je voudrais dire que moi aussi je suis une athlète. Je travaille très dur chaque jour et je me suis beaucoup entraîné pour en arrivé ou je suis. J'aime ce sport, il dans mon coeur et dans mon âme. Tout ce que je demande c'est que me soit donné ainsi qu'à toutes les femmes les mêmes moyens pour prendre du plaisir dans ce sport.
     JB : Y a-t-il autre chose que tu voudrais dire ?
     KA : Je voudrais remercier Powerlifting USA de pouvoir exprimer quelques uns de mes points de vue sur le sport. Je voudrais aussi remercier mon partenaire d'entraînement Allen Rozier pour son encouragement et son soutien. J'aimerai raconter au monde du powerlifting, s'il y a quelque chose que je peux faire pour vous dans ce sport : faites le moi savoir.         

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