STEPHANIE FAIVRE

        Cette sympathique jeune espoir de Vichy est depuis 4 ans une valeur montante du Développé Couché ! En 2005, elle a fait fuir toutes ses adversaires tellement elle a été impressionnante de facilité ... En 2006, elle obtient la consécration en remportant le titre national en Espoir et Open et le titre Européen Open ...

                      PALMARES        PHOTOS        INTERVIEW

                                   POWERLIFTING PALMARES

                           CHAMPIONNE D'EUROPE   BENCHPRESS   OPEN  - 75 kg : 2006

                           CHAMPIONNE DE FRANCE POWERLIFTING ESPOIR - 75 kg : 2003 2005
                      VICE-CHAMPIONNE DE FRANCE POWERLIFTING ESPOIR - 75 kg : 2004  

                           CHAMPIONNE DE FRANCE  BENCHPRESS  ESPOIR - 75 kg : 2004 2005 2006
                           CHAMPIONNE DE FRANCE  BENCHPRESS   OPEN  - 75 kg : 2005 2006 2007
                      VICE-CHAMPIONNE DE FRANCE  BENCHPRESS  ESPOIR - 75 kg : 2003
                      VICE-CHAMPIONNE DE FRANCE  BENCHPRESS   OPEN  - 75 kg : 2004                      

           3 fois Championne d'Auvergne Powerlifting Espoir - 75   kg : 2003 2004 2005

           2 fois Championne d'Auvergne  Benchpress  Espoir - 75   kg : 2003 2004
           1 fois Championne d'Auvergne  Benchpress  Espoir - 82,5 kg : 2006

          Record d'Auvergne   Squat    Espoir - 75   kg : 140   kg
          RECORD DE FRANCE  Benchpress Espoir - 75   kg : 115   kg
          RECORD DE FRANCE  Benchpress Espoir - 82,5 kg : 112,5 kg
          Record d'Auvergne  Deadlift  Espoir - 75   kg : 160   kg
          Record d'Auvergne   Total    Espoir - 75   kg : 410   kg

1° Auvergnate à 100 kg au Développé Couché
1° Auvergnate à remporter un titre international au Développé Couché
   

                                   PHOTOS GALLERY

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                                     INTERVIEW
               réalisée par Pascal Girard pour le site ( Septembre 2006 )

     PG : Stéphanie, peux-tu te présenter pour les internautes ?
     SF :
Bonjour, je m’appelle Stéphanie Faivre, future Madame Boucher ( je vais me marier en juin 2007 ), je suis née le 26 janvier 1983 à Vichy (03), j'habite dans la montagne bourbonnaise avec mon fiancé, j'ai un DUT Services et Réseaux de Communication et je suis pour le moment intérimaire dans le secrétariat, la manutention enfin où l’on veut de moi ... J’ai deux frères ( un de 22 ans et l’autre de 16 ans ) dont aucun sportif. Je roule le plus possible en moto ( sauf quand je suis en béquilles ) et même si j’ai 106 chevaux entre les jambes, j’aime par dessus tout, les chevaux, les vrais à quatre pattes si possible, et mon rêve c’est d’en avoir un à moi plus tard quand j’aurais une maison. Sinon, j’aime rire, je suis timide et réservée, surtout quand je ne connaît pas, mais par contre dès que je connaît un peu trop les personnes je suis toujours en train de déconner et je suis à la longue « lourde ». Alors réjouissez vous de ne pas être des amis très proches.
     PG : As-tu pratiqué d’autres sports avant de faire de la musculation ?

     SF : J’ai commencé par 6 mois de gymnastique à 7 ans dont j’ai gardé un très mauvais souvenirs ; puis j’ai fais de la natation dès 8 ans et ce pendant 4 ans, une très bonne expérience avec de nombreux souvenirs et quelques récompenses et j’avoue que nager me manque beaucoup. Ensuite j’ai fais 2 ans de tennis en parallèle avec le hand où j’étais gardienne, j’adorais ça ( 4 ans ). Puis j’ai arrêté le sport pendant une année, erreur fatale car j’ai beaucoup perdu en endurance et cardio. Et enfin, j’ai commencé la muscu lors de la saison
2002-2003. Sinon j’ai aussi goûté à d’autres choses à l’UNSS en même temps, comme le volley, badminton, équitation ...
     PG : Comment as-tu découvert la musculation et la Force Athlétique ?

     SF : Simon, mon fiancé, en faisait et l’année d’après j’y suis allée pour voir. J’étais un vrai garçon manqué et je le suis encore un peu, et dans tous ce que je faisais, les copains me décrivaient comme une « bourrine » alors je me suis dit autant utiliser la force à l’état pure et s’en servir dans un sport qui ne demande que ça ! J’y suis allée pour m’entretenir et faire une activité en loisir sans plus. Et dès les premières séances, au vu des barres que je poussais, l’entraîneur ( Roger Geay ) m’a demandé si je ne voulais pas faire de la compète car j’avais un bon potentiel. J’ai répondu OK mais que le Développé Couché car les jambes c’est pas mon truc et que j’avais des problèmes de dos et donc peur de me faire mal en Force Athlétique. Mais il m’a quand même fais faire les 3 mouvements à l’entraînement pour les découvrir et 2 mois après j’ai dis : allez pourquoi pas tenter en compète.

     PG : Qu’est ce qui t’a motivé pour faire de la compétition ?

     SF : Quand on m’a proposée d’en faire, j’ai regardé les minimas, et j’ai vu que j’avais peut-être une chance d’aller au régional. Le fait de se dépasser et de voir ce que je valais dans ce nouveau sport pour moi, était ma principale motivation. Je n’avais rien à perdre ... Et aujourd’hui je ne regrette pas.

     PG : Très rapidement tu as été performante et tu as remporté des titres, comment as-tu vécu ce succès ?

     SF : Et ben en effet moi qui allais au départ faire les départementaux, puis les critériums, puis sélectionnée pour les régionaux… A chaque fois je n’en revenais pas et j’ai suivi mon chemin jusqu’aux Frances jeunes FA et DC dès la première année. Et finir 1ère en force et 2eme au développé a été pour moi incroyable et cela m’a motivé encore plus, ajoutant l’esprit de compétition ... Je voulais faire mieux la prochaine fois, me surpasser encore. Sinon, comment j’ai vécu ce « succès », y a pas de mots, pour moi ce n’est jamais acquis, je me remets sans cesse en question, je suit mon petit chemin et je vois jusqu’où ça me mène.

     PG : Quel est ton programme d’entraînement ?

     SF : Mon programme, euh ... il en faut un ?!? Non je rigole, enfin presque. La première année j’étais suivie, puis dès la deuxième année, j’ai dû commencer à me débrouiller toute seule ... Bref, lorsqu’un jour j’ai parlé à mon « entraîneur » que j’avais lu dans un magazine de muscu une méthode pour le DC, il m’a dit qu’il en avait une à me donner, malheureusement c’est dommage que ce soit moi qui le conduise à me la donner ... C’était un entraînement en pourcentage pour le DC par Marc Vouillot. Je l’ai adaptée et l’utilise donc depuis 3 ans. Pour le squat et le soulevé de terre, je faisais mes entraînement au jour le jour, jusqu’à ce que je me fasse mal à l’entraînement en 2005 ( mauvaise technique, mauvaise méthode d’entraînement ... ) ; j’ai donc arrêté les 3 mouvements cette année pour faire ce que je préfère le mieux : le DC.

     PG : As-tu un régime alimentaire particulier ?

     SF : Bien sûr, c’est très important pour un corps saint ... C’est pourquoi le mien est : charcuterie, chocolat, eau ...  Non, là aussi je ne suis pas sérieuse. Je n’est pas de régime alimentaire particulier, j’aime trop manger pour ça. J’essaye tout de même de faire attention surtout que depuis que l’aiguille de la balance monte. J’essaye de maîtriser mon poids d’abord, chose à peu près faite, avant d’en perdre car je voudrais bien perdre les 12 kg que j’ai en trop mais à mon rythme ... on verra donc dans 5 ans ...

     PG : Quel es ton meilleur souvenir en compétition régionale ou nationale ?

     SF : A chacune de mes compétitions j’ai de très bons souvenirs, mais si je devais choisir plus un que les autres, ce serait en 2003 pour les France espoir de FA, première année de compète, premier France, premier titre national après une belle compète et un beau duel contre Sandrine Le Manchec où ça c’est joué à la 3ème barre du soulevé de terre. Sinon c’est bien entendu et de loin, celui du championnat d’Europe de DC 2006 à Bordeaux où j’ai fini 1ère en –75kg.

     PG : En 2004, tu as remporté le titre national Espoir et perdu le titre Open au poids de corps, et cela sans maillot, comment as-tu vécu ce championnat ?

     SF : J’ai regretté d’avoir mangé la veille ... Sinon pour moi, chaque place est une victoire du moment que je n’ai pas fais une bulle. Et finir deuxième au poids de corps n’enlève rien à ma fierté de l’avoir fais sans maillot. La place n’a pas d’importance comparé au fait que je peux me faire remarquer au vu des barres que je pousse avec un t-shirt, car pour moi ça veut dire que cette barre c’est ce que je vaux vraiment, c’est ma force pure. Et quand à la fin on me dis « bravo mais avec un maillot tu pousserais 10 kg de plus », j’ai envie de montrer que je peux les faire et être première mais toujours en t-shirt. Dommage qu’à un moment on se sent obligé de faire comme tout le monde.

     PG : En 2005 et 2006, tu t’es retrouvé un peu seule dans ta catégorie des 75 kg en Espoir et Open tellement tes adversaires avaient peur de toi, parles nous un peu de l’ambiance avec les autres filles en compétition, quelles sont celles avec qui tu as le plus de liens ?

     SF : Oui c’est bien dommage que je me retrouve seule car le but d’une compétition c’est de se mesurer aux autres et tant pis si l’on est 2ème ou dernière. J’aurais plus de fierté pour une troisième place bien méritée que d’être la première alors que je suis seule. Heureusement qu’il y a le classement à l’indice, au moins en national, je me bats pour quelque chose de plus ! Sinon je pense et j’espère m’entendre avec tout le monde. Il est vrai que je suis timide et distante avec les autres, mais je pense que ce serai avec Nathalie Cornu que je pourrais dire que j’ai le plus de liens ; par ex. si on ne tire pas dans la même catégorie on se fait quand même notre petit duel et puis maintenant que l’on a marché toutes les deux dans les rues pas fréquentable de Bègles ...

     PG : Tu viens de participer aux Championnats d’Europe de Développé Couché Open à Bordeaux, comment as-tu vécu ces quelques jours ?

     SF : Ouhaou ...... !!! Pas de mots pour l’exprimer ou plutôt trop de choses à dire ... Je suis très contente de cette expérience, des athlètes de l’équipe de France ( ah non je n’ai pas le droit de dire ça, alors les athlètes français, ça ira peut-être comme ça ) tous plus gentil les uns que les autres, bonne ambiance, dommage que ce soit passé aussi vite. Ayant obtenu le titre le premier jour de compète les deux autres je les ai passé sur un nuage ! Tant mieux pour moi que les Russes et Ukrainiens ont été suspendus et que ce soit déroulé en France, j’ai pu comme ça connaître le championnat Européen et avoir le titre, et je le savoure comme il se doit car ça ne se reproduira peut être pas de si tôt ...

     PG : Malgré le fait que tu ne sois qu’Espoir, tu es la seule de la délégation française à avoir remporter un titre et fait résonner la Marseillaise, qu’est ce que cela t’as fait ?

     SF : Pleurer, pleurer, pleurer ..., sourire, pleurer ... Et oui je suis quelqu’un de très sensible et d’émotive, alors je n’ai pas pu retenir mes larmes quelles soient dues à la pression ( lorsque j’ai raté ma première barre ) ou à la joie ( lorsque j’ai su que j’avais le titre ). Dommage qu’elle n’est raisonné qu’une fois, mais lorsqu’elle l’a fait, ce n’était pas que pour moi c’était pour tous les autres athlètes et catchs français. Car sans leur soutien je ne serais pas allée bien loin. Se sentir encouragée de part et d’autre donne de la force et le titre est là pour récompensé chacune de ces personnes. Même si c’est un titre individuel, en plus on a quand même eu celui par équipe en féminine aussi ; on s’est déplacé et vécu ces quelques jours en équipe ( mixte ), alors bravo et merci à tous !!

     PG : On dit que tu as le potentiel pour être la nouvelle Clara Kasbarian du couché, qu’en penses-tu ?

     SF : Il ne faudrait pas pousser. J’en suis loin et ce n’est pas avec mes entraînements et ma volonté que je risque de lui arriver à la cheville. Moi je suis du genre cool Raoul, je fais mon petit truc et je vois où ça me mène ; pour être digne de remplacer Clara, il faudrait que je me bouge et m’entraîne plus de 2 H par semaine, que je le mérite quoi. Il est vrai que je rêve parfois de faire les même barres mais c’est pas demain la veille. En plus, on m’a pas dit qu’elle revenait ?!? Et puis je ne souhaite pas être la nouvelle intel, mais si on pouvait se souvenir de moi comme Stéphanie Faivre ce serait déjà pas mal, se souvenir de moi pour ce que j’ai fais et pas pour ce que je pourrais faire. Mais je ne dis pas non plus que je vais m’arrêter là, si je peux, je ferais mieux ...

     PG : Quels sont tes prochains objectifs en compétition ?

     SF : Les mêmes que l’année dernière, valider 122,5 kg. A cause du travail et de la rupture de mon ligament croisé, les entraînements ne se sont pas passés comme je l’aurais voulu et encore quand je pouvais m’entraîner, alors mon objectif n’a pas été atteint, je le reprend donc cette année. Et si je pouvais aussi viser le podium des championnes à l’indice pour les France open et me rapprocher de la 3eme place dans le Club France au lieu de la 5ème, ce sera déjà beaucoup. Mais avant tout c’est de me faire plaisir sinon ça ne m’intéresse pas.

     PG : En Auvergne, vous êtes plusieurs internationaux, la France a un bon niveau international et pourtant notre discipline est peu connu ( peu de spectateurs même pour les Europes à Bordeaux ), quels seraient pour toi les moyens pour rendre plus visible et plus populaire notre sport ?

     SF : La communication autour de soi, la publicité dans les différents médias même pour les départementaux ou régionaux. Pour ma part, ou j’habite ( une commune de 800 habitants ), pas mal de gens sont au courant : le maire en parle lors du vin d’honneur pour la nouvelle année, pour le téléthon, j’ai fais une démonstration et expliqué le sport que je pratiquai, j’ai un voisin qui fait de la radio et on essaye de mettre au point une interview pour mieux faire connaître ce sport. Je crois que l’on doit tous continuer à se battre pour faire avancer les choses et ne pas attendre que le ministère des sport s’aperçoive que l’on existe. Il faudrait que les villes arrêtent de penser Foot, Rugby ou Basket ( là je parle pour Vichy ). Enfin malheureusement, je n’ai pas la méthode miracle et d’un autre côté, tous ensemble on sera plus fort que chacun dans notre coin ...

     PG : As-tu d’autres choses à nous partager ?

     SF : Hum je réfléchis ... Si je veux ajouter, peut-être est–ce un défaut, que je cherche à exploiter et aller le plus loin possible dans mes capacités physiques dans ce sport et que lorsque je penserai les avoirs atteints, j’ai besoin de me redonner d’autres objectif, de découvrir d’autres choses, d’autres sports ... Ce que je veux dire, c’est que je vis au jour le jour dans le domaine sportif et savoure chaque moment et prend chaque récompense comme une victoire, je me fais plaisir et c’est l‘essentiel. Aujourd’hui je fais du DC, tant que ça me plais et que j’ai envie de me battre je continuerai, demain je retournerais peut-être nager ...

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